L’Histoire de la Ligne Metropolitan

La ligne Metropolitan (ou la Met, comme les Londoniens l’appellent) aujourd’hui existe sur la carte du Tube comme la ligne magenta, qui commence à Aldgate dans La Cité de Londres, traversant au-delà des frontières de Grand Londres. Elle visite des endroits qu’un Londonien ordinaire pourrait n’en jamais avoir entendu parler. Visitant les villes comme Amersham, Chesham et Rickmansworth, elle est la seule ligne qui se transforme d’une ligne métropolitaine à une ligne qui rassemble à celles du National Rail. La question qui est toujours posée est « Pourquoi cette ligne dessert–elle ces villes lorsque aucune autre ligne du London Underground ne le fait ? » La réponse se trouve dans l’histoire de la ligne Metropolitan.

Histoire de la ligne

La Met a démarré comme Metropolitan Railway en 1863, son premier service étant entre Farringdon et Paddington. Elle était le premier urbain métro souterrain au monde. Il prenait 18 minutes à voyager entre ces deux terminus. Son premier jour a été salué comme un succès, transportant 9,5 millions passagers dans les premiers 12 mois. Ainsi, la Met était-elle une bonne réponse à la demande croissante d’un moyen de transport efficace qui avait le pouvoir de réduire la congestion dans les rues de Londres au XIXe siècle.

Le premier service de la Met (l’image de Wikipédia)

Le succès de la Met a contribué à son expansion tout au long de la fin du XIXe siècle. Dès 1866, la ligne a été agrandi jusqu’à Moorgate. Au même moment, la Met a proposé une nouvelle ligne, la Hammersmith & City Railway (H&CR), comme une extension d’elle-même. Cette ligne atteignait jusqu’à deux terminus, Hammersmith et Kensington (la même station que Kensington Olympia de nos jours). En plus, il y avait une autre ligne de Paddington à South Kensington. En vue de cette expansion agressive, il y avait d’autres entreprises qui voulaient lancer d’autres lignes. Une de ces propositions était la Metropolitan District Railway (souvent appelé la District). Son but était de connecter les services métropolitains entre le terminus à South Kensington et le Cité de Londres (Moorgate). En 1871, la District a commencé ses services entre High Street Kensington et Mansion House. Finalement, en 1884, les deux entreprises, la Met et la District, se sont rencontrées à Whitechapel. Ce cercle était nommé le Inner Circle, qui aujourd’hui existe comme la ligne Circle. La Met ne s’est pas arrêtée pas là. Elle a bâti une autre ligne, la East London Railway, installant les fondations du London Overground, dont le premier service, commençant en 2007, fonctionnait entre Whitechapel et New Cross.

La Met en 1873, à Londres central (l’image de Wikipédia)

D’ailleurs, la Met voulait traverser les frontières du centre de Londres. Le premier pas qu’elle a pris vers ce but était l’extension de Baker Street à Harrow et Swiss Cottage. C’est où la ligne Jubilee conduit aujourd’hui. Si on regarde la carte du Tube, il y a une partie longue où la Met et la Jubilee partagent leurs voies ferrées. Près de Kilburn, il existe aussi un pont qui porte le nom de la Metropolitan Railway. Depuis Harrow, dès 1900, la Met servait Rickmansworth, Pinner, Chesham et Aylesbury, et Uxbridge en 1904. La Met ne s’est plus limitée aux frontières du Grand Londres, arrivant à des endroits en Hertfordshire et même Buckinghamshire, comme Brill et Verney Junction.

Le pont à Kilburn

Depuis le XXe siècle

Au début du XXe siècle, la Met était en concurrence avec les autres lignes en Londres, spécialement avec la nouvelle Central London Railway (la ligne Central). Une raison était l’air pollué dans les tunnels à cause des trains Metropolitan ayant des moteurs à vapeur. La Central, par contre, avait des voies électrifiées. Ainsi commençait l’électrification de la Met. Premièrement, les voies entre Baker Street et Harrow ont été ainsi actualisées, suivies par les voies entre Paddington et Hammersmith, et Latimer Road et Kensington. La ligne East London les a suivi. Dès 1925, la ligne entière, jusqu’à Rickmansworth, a été mis à jour. Les extensions continuaient, avec les nouveaux embranchements en 1925 (entre Rickmansworth et Watford) et en 1929 (entre Wembley Park et Stanmore).

C’était le temps où Londres comptait faire un conseil pour unir les plusieurs lignes qui fonctionnaient dans la ville. Cela se réalisa par le London Passenger Transport Board (LPTB). Sous leur supervision, la Met, malgré des objections et désirs d’être indépendante, y a été ainsi assimilée. Elle n’est plus la Metropolitan Railway, mais maintenant la ligne Metropolitan.

Étant sous le LPTB, les actualisations à la Met gravitaient vers Londres soi-même, et ne concernaient pas ce qui existait hors les frontières de la ville. Nombreuses stations ont été fermées, y compris l’embranchement entier à Brill en 1935, et à Verney Junction en1936.

Aujourd’hui, les stations que la Met sert en zones 7, 8, et 9 sont des témoignages de l’histoire de cette ligne. Pendant la même année, les services de la Met continuaient de Whitechapel à Barking, qui allaient prendre forme en tant que la ligne Hammersmith & City, qui aujourd’hui marche entre Barking et Hammersmith. L’embranchement de Baker Street à Stanmore a été transféré à la ligne Jubilee en 1979. Et finalement, en 1988, l’embranchement de Whitechapel à New Cross est devenu la ligne East London, séparée en identité de la Met, qui soi-même devenait le London Overground en 2007. Cela nous emmène au présent.

Évidemment, la Met est iconique en histoire et son héritage est inégalable. Le London Underground que nous connaissons aujourd’hui n’aurait jamais existé sans la Met.

Neel Kulkarni