Confession

Mademoiselle, j’ai un aveu à vous faire.
L’aube m’a souri au dernier jour de l’hiver
Et j’ai rougi, naïf, séduit par la rosée.
Comme j’ai eu honte de vous avoir oublié.

Ne craignez ni l’adultère ni la douleur,
Car me revinrent vos charmes et vos douceurs :
La houle sur vos jambes, ces courbes qui s’élancent,
Je sais humblement que ces désirs sont ma chance.

Oh cette liqueur travestie du matin
A su tromper mon amour et ses desseins.
Mais je rêve encore des plaisirs de nos nuits.

Car oui ce fantasme m’est nectar bien plus doux,
Je fus homme pour me soûler de vous,
Traversons ensemble cette aube qui m’a nui.

par Fabian Lefievre