Du besoin d’écrire

Je me force à écrire des vers pour ôter
À ma vie cette horrible tendance éphémère.
Je m’éprends chaque nuit de rimes et de pieds
Sous lesquels, attendri, je coule et je me perds. 

Je ne puis plus longtemps simplement contempler
Les milles sensations que l’extérieur nous donne
Sans les dire, les vivre ou plus loin les sonder :
En petit témoin placide attendant l’automne. 

La nature est mon mécène de tous les jours.
Pour l’artiste elle a tant de beautés et richesses
Qu’elle offre ensemble inspiration, refuge et amour.

Pour la remercier j’use toutes mes prouesses
Et tente d’assumer ce trésor où rien n’est faux,
Alors le soir je me renferme dans mes mots.

par Fabian Lefievre

Crédit photo: Victor Hugo, aux frontières de l’exil, Laurent Paturaud