Revue de la session parlementaire : Questions au Premier Ministre

Comme il nous est coutume de le faire chaque semaine, nous avons receuilli l’essentiel des questions traitées lors de la session parlementaire hebdomadaire de la Chambre des communes durant laquelle les députés ont interpellé l’actuel Premier Ministre, Madame Theresa May. 

Le N.H.S:

  • Coupes budgétaires:

Plusieurs questions, de la part notamment du chef de l’opposition Jeremy Corbyn, ont été posées au sujet du manque de financement du NHS. En effet, ces récents mois, l’on s’est beaucoup plaint des retards et attentes qui semblent augmenter dans les hôpitaux (les parlementaires de l’opposition prenant souvent, afin d’illustrer leurs propos, le témoignage de patientes attendant plusieurs heures), alors que Corbyn accuse le Premier Ministre Theresa May de vouloir encore réduire le nombre de lits d’hôpitaux (9/10 hôpitaux sont dans le rouge d’après le chef de l’opposition) et augmenter les coupes budgétaires. A cela, le Premier Ministre a répondu que son gouvernement allait investir 1,3 milliard de livres de plus que le que le parti travailliste avait promis en 2015 et que au sujet des retards, la région au Royaume-Uni où les temps d’attentes sont le plus élevés est le Pays de Galles, dirigé par le Labour. Le chef de l’opposition a ensuite précisé que les conservateurs avaient coupé 4,6 milliards du NHS depuis 2010. May a cela a répondu que le seul moyen de garantir le financement du NHS est d’avoir une économie dynamique afin de permettre l’afflux de richesse dans les caisses de l’Etat. Elle a également ajouté que, alors que le gouvernement investi dans le NHS à hauteur de 500 milliards « durant ce parlement », Labour propose d’emprunter 500 milliards et de ruiner (le mot utilisé est « Bankrupt ») le Royaume-Uni.

  • Réduction de l’accès au service des urgences:

Corbyn a également accusé le gouvernement de vouloir fermer 1/6 unité d’urgence. May a cela a répondu que, pour faire face au pression sur le court-terme, elle avait autorisé les autorités locales à débloquer des fonds supplémentaires dans l’immédiat et sur le long terme (près de 900 millions de livres sur 2 ans). Elle a également ajouté que le Labour cherchait à faire un chèque pour pallier aux problèmes présents alors que son gouvernement cherchait une solution durable.

Le Brexit : 

  •   Consensus et accord avec les régions:

Le leader du SNP (Scottish National Party) à la chambre, Angus Robertson, a demandé si, alors que la totalité (sauf un) des MP écossais ont voté contre le projet du Brexit, le Premier Ministre allait trouver un consensus avec les différentes régions du Royaume-Uni. May a répondu que, la cour suprême ayant été très claire à ce sujet, les régions n’ont pas de droit de véto vis-à-vis du Brexit et que le parlement seul aura la possibilité de voter l’accord à l’issue des négociations avec l’Union Européenne.

  • Citoyens Européens:

L’opposition a encore une fois interrogé le premier ministre sur le sort des ressortissants européens vivant au Royaume-Uni et lui a demandé si elle était prête à garantir leur droit à vivre, étudier et travailler en Grande Bretagne. A cela, May a répondu que rien ne lui ferait plus plaisir que de pouvoir garantir ces droits mais qu’elle était d’abord concernée par les droits des citoyens britanniques vivant dans l’Union Européenne et qu’elle ne pouvait donner ce genre de garantie sans être assurée des mêmes droits en retour. Elle dit donc attendre les négociations pour arriver à un résultat sur la question.

  • Immigration:

Un MP a fait remarquer que dans les hôpitaux, les centres de recherches et les universités, de brillants ressortissants européens (ou juste citoyens d’autres pays) aidaient à la réussite économique et intellectuelle du Royaume Uni. Il a donc demandé au Premier Ministre comment elle comptait garantir cet afflux après la sortie du pays de l’Union Européenne. May a répondu que, si elle voulait contrôler et réduire l’immigration, elle veut toujours permettre aux « meilleurs et plus intelligents » (« Best and brightest », amis français, ne vous sentez pas flatté) de pouvoir venir étudier et travailler au Royaume-Unis.

  • Russie:

Un MP a demandé au Premier Ministre si elle allait afficher son opposition à la Russie au sujet des nouvelles lois votées par la Douma dépénalisant une partie des violences domestiques. May a répondu qu’elle s’était publiquement opposée à une telle décision, qu’avec le Conseil Européen elle l’avait dénoncé et qu’elle était fière que son gouvernement ait au contraire fait plus pour renforcer les lois sur les violences domestiques au Royaume Uni.