Cause environnementale : « Fossil Free » pour le climat

Par Giselle Bernard

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le premier trimestre 2015/16 a été plutôt rempli pour Fossil Free UCL. L’association fait campagne pour que l’université cesse ses investissements dans les énergies fossiles. Ce dernier semestre, elle a aussi été très active dans les événements en marge de la COP21, notamment en allant jusqu’à Paris pour y faire entendre sa voix le temps d’un week-end, et en occupant un bâtiment de UCL. Une semaine avant, j’ai rejoint les étudiants de UCL lors de la marche pour le climat à Londres.

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Dans une ambiance autant festival que manif’, nous nous faufilons entre les quelques 70 000 participants pour retrouver le groupe Fossil Free qui rassemble tous les étudiants qui mènent la même campagne dans d’autres universités britanniques. Au passage, nous attrapons quelques pommes distribuées gratuitement, récupérées par des manifestants alors qu’elles étaient destinées à être gâchées car trop petites, pas assez rouges ou un peu biscornues. Un autre arrêt pour qu’on nous serve un repas complet, riz, curry et gâteau, et nous retrouvons le gros de la troupe. C’est maintenant l’heure du maquillage : quelques coups de brosse et nous voilà tous arborant fièrement sur nos visages, une croix orange, symbole du mouvement Fossil Free.

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La foule commence à marcher, le groupe se disperse et se mélange aux autres manifestants ; l’occasion de rencontrer d’étranges hommes-oiseaux, un nombre impressionnant d’ours polaires et des végétaliens en colère.

« Tu penses que ces manifs’ ont un effet sur les décisions qui sont prises pour le climat ? » me demande une de mes camarades de marche. Je voudrais croire que c’est le cas, même si 70 000 personnes ne représentent au final qu’une infime partie de l’électorat, la plupart ayant été, ce week-end-là, occupé par des choses beaucoup plus importantes : la deadline d’un essay, la visite de Papa ou autres cours de piscine. Mais le déplacement de ces personnes, avec un message clair, fait au moins en sorte qu’il devienne de plus en plus difficile pour les dirigeant-e-s de tous bords d’éviter le sujet – le gouvernement et les parlementaires britanniques ayant récemment souvent été aux abonnés absents lorsqu’il s’agissait de discuter environnement.

Et si vous aussi vous êtes trop occupé-e ou trop frileux-se pour sortir sous la pluie Londonienne  réclamer un avenir propre et durable, si vous ne pensez pas pouvoir changer le monde, vous pouvez en tous cas changer UCL depuis votre canap’ et soutenir la campagne de Fossil Free en signant leur pétition : https://campaigns.gofossilfree.org/petitions/ucl-divest-from-fossil-fuels .